A l’orée de la Seconde Guerre mondiale, un gigantesque recensement du patrimoine culturel du patrimoine est effectué sur l’injonction du Gouvernement qui redoute une perte de savoir lié à l’éventuelle et envisageable disparition d’experts.

Les experts en médecine traditionnelle se regrouperont quant à eux au sein de la Kenko Hojikai, la fondation pour la préservation de la santé.

Ils vont s’attacher à synthétiser ces connaissances et à faire ressortir l’essence commune des disciplines qu’ils ont le privilège d’étudier dans leur ensemble. A cette époque, beaucoup d’écoles conservaient des informations secrètes comme dans le domaine des arts martiaux.

Un membre charismatique, Haruchika NOGUCHI, s’imposera comme un leader naturel et fera émerger le Seitai – corps juste ou corps en ordre- de cette réunion d’experts. Il ajoutera cependant la dimension psychologique et la notion d’inconscient dans sa pratique.

A la fin de la guerre, le pays est détruit, et Noguchi rassemble et séduit nombre de patients dans la détresse en avançant que la mémoire de la santé est dans le corps ainsi que les moyens de recouvrer, insistant sur le rôle du système involontaire qui lutte perpétuellement pour sauvegarder l’équilibre du corps.

Noguchi par sa vision originale va développer sa propre école et créer dans le même temps la Seitai Kyokai – la fondation de Seitai.
Des élèves vont le suivre malgré l’extrême exigence de Noguchi sur la pratique du Seitai et participer au développement du Seitai au Japon.
Le père de Kuniaki IMOTO sera de ceux-là et son fils Kuniaki fera ses premiers pas dans le Seitai à l’âge de 5 ans dans l’entourage immédiat de Noguchi.

Noguchi réussira à faire reconnaître le Seitai par l’Education nationale, ce qui lui conférera toujours une place à part et privilégiée dans le monde des praticiens.
Vers la fin de sa vie, Noguchi va créer le Katsugen Undo (le mouvement régénérateur introduit en France par Itsuo Tsuda dans les années 1970) afin de pouvoir traiter plus de monde. Et alors qu’à l’origine, le Seitai est une thérapie manuelle, il est intéressant de noter que Noguchi soignait à la fin de sa vie en s’adressant directement à l’inconscient de ses patients.

Kuniaki Imoto étudiera le Seitai avec son père et créera sa propre méthode de Seitai, le Imoto Seitai. En résumé et pour la différencier, il est intéressant de préciser que la différence n’est pas dans l’essence mais se situe principalement dans la manière de s’adresser aux groupes de pratiquants et/ou de patients.